Jeanne d’Arc, François Villon, Louis XI, Ingres, Gaston Couté, et même D’Artagnan !
Saviez-vous que tous ces personnages célèbres ont, d’une manière ou d’une autre, une histoire avec Meung-sur-Loire ?
De la guerre de Cent Ans aux Trois Mousquetaires, en passant par les prisons du château au deux visages et les moulins des Mauves, notre petite cité a vu passer bien des destins extraordinaires…







Jeanne D'Arc, la libératrice de Meung
En juin 1429, quelques semaines après la libération d’Orléans, Jeanne d’Arc et l’armée française remontent la Loire. C'est donc le 15 juin que Jeanne participe à la prise du pont fortifié de Meung-sur-Loire. Le château est lui aussi délivré au cours de cette campagne militaire. Après Meung, l’armée française poursuit sa route vers Beaugency puis Patay. Cette étape est importante dans la campagne de Jeanne d’Arc qui conduira, quelques semaines plus tard, au sacre de Charles VII à Reims. Aujourd’hui encore, Jeanne d’Arc fait partie des personnages célèbres les plus étroitement associés à l’histoire de Meung-sur-Loire.
François Villon, le célèbre poéte du cachot
En 1461, François Villon connaît un séjour pour le moins désagréable à Meung-sur-Loire ! Le célèbre poète est alors emprisonné dans les geôles de l’évêque d’Orléans, au château, à l’été 1461. Il y écrit notamment son Épître à ses amis et évoquera plus tard dans son œuvre la dure prison de Meung. mais son séjour prend fin le 2 octobre 1461, lors du passage de Louis XI à Meung-sur-Loire. Une rencontre entre deux personnages célèbres de l’Histoire de France… avec, pour Villon, une conséquence plutôt heureuse : la liberté !
Louis XI, le sauveur de Villon
Louis XI est lui également intimement lié à Meung-sur-Loire. Le roi séjourne à plusieurs reprises au château, notamment pendant les travaux de la basilique de Cléry-Saint-André. C’est lors de son passage à Meung, le 2 octobre 1461, que François Villon est libéré. Voilà donc une histoire assez extraordinaire : deux personnages célèbres se retrouvent réunis à Meung-sur-Loire, l’un derrière les barreaux, l’autre en visite au château… et le passage du roi change le destin du poète.
Jehan de Meung, l'enfant du pays devenu célèbre écrivain
Avant même Villon, un autre grand nom de la littérature française était né à Meung-sur-Loire. Jehan de Meung, également appelé Jean de Meung, naît ici vers 1240. Il devient l’un des grands écrivains du Moyen Âge et poursuit notamment le célèbre Roman de la Rose, commencé par Guillaume de Lorris. Sa partie représente environ 18 000 vers, avec un ton beaucoup plus érudit, satirique et provocateur que la première partie du roman. Aujourd’hui encore, son nom est partout à Meung-sur-Loire : une école, une statue et de nombreux éléments du patrimoine local rappellent cette grande figure de la littérature médiévale.
Gaston Couté, le poéte en sabots
Gaston Couté n’est pas né à Meung-sur-Loire, mais il y arrive dès l’âge de deux ans. Né à Beaugency en 1880, il grandit donc à Meung-sur-Loire où ses parents sont meuniers au Moulin de Clan, sur les Mauves. Il y fait ses premières études avant de partir tenter sa chance à Paris. À Montmartre, il devient alors chansonnier et se fait connaître pour ses textes engagés, son regard sur le monde rural et son langage populaire. Mais Meung-sur-Loire restera toujours présente dans son histoire : Gaston Couté est enterré dans le cimetière communal depuis 1911, et le musée de la ville conserve aujourd’hui une importante collection consacrée au poète.
Jean-Auguste-Dominique Ingre, le célèbre peintre qui aimait Meung-sur-Loire
On pense souvent à Ingres lorsqu’on parle de grands peintres français. Mais saviez-vous qu’il avait aussi un véritable attachement à Meung-sur-Loire ? Entre 1853 et 1866, Jean-Auguste-Dominique Ingres vient régulièrement séjourner dans la ville, de juin à la Toussaint, avec son épouse Delphine Ramel. Il réside notamment à la Maison du Change, sur les quais de Loire. Et visiblement, le peintre s’y sentait particulièrement bien. En 1856, il écrit : « Je goûte à Meung un bonheur parfait de tranquillité et de bonne famille. » Difficile de faire une meilleure publicité à notre petite cité ligérienne !
D'Artagnan, le mousquetaire qui commence son aventure à Meung !
Ici, changement de catégorie : D’Artagnan n’est pas un personnage historique qui est réellement venu à Meung-sur-Loire. Il s’agit du héros imaginé par Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires. Et pourtant, Meung-sur-Loire occupe une place très particulière dans son histoire : c’est ici que commence son aventure romanesque. Dès le premier chapitre, le jeune d’Artagnan arrive à Meung alors qu’il se dirige vers Paris. Son cheval attire les moqueries, une altercation éclate et il se retrouve bientôt confronté au mystérieux homme de Meung. Sa lettre de recommandation disparaît dans l’affaire. Bref, avant même de rencontrer Athos, Porthos et Aramis, d’Artagnan commence ses aventures à Meung-sur-Loire. Voilà une belle façon pour notre ville d’entrer dans l’une des œuvres les plus célèbres de la littérature française !
Quand Maigret choisit Meung-sur-Loire pour y passer une paisible retraite.
Et voici sans doute le personnage le plus inattendu de cette liste. Après avoir passé sa vie à résoudre des enquêtes, le célèbre commissaire Maigret, imaginé par Georges Simenon, choisit… Meung-sur-Loire pour sa retraite ! En 1934, Simenon installe son commissaire dans une petite maison de Meung-sur-Loire. Le programme semble idéal : jardin, tranquillité, promenades et parties de cartes. Mais même à la retraite, Maigret ne semble jamais très loin d'une affaire. Dans plusieurs récits, il reprend du service depuis Meung-sur-Loire, notamment dans des histoires qui le conduisent au Grand-Café ou dans les environs. Plus tard, Simenon fera également acheter à son personnage une maison à Meung et évoquera à plusieurs reprises sa retraite magdunoise. Une rue de Meung-sur-Loire porte d’ailleurs aujourd’hui le nom de rue du Commissaire-Maigret. Alors, si vous croisez un monsieur en pardessus, pipe au bec, en train de regarder tranquillement couler la Loire… Ne faites surtout pas de bruit. Maigret est peut-être à la retraite… mais il garde l’œil !